Estrie

Jean et Céleste arrivent dans nos cantons

Nous savons que le couple ancestral, parents de quatre garçons, possède une nombreuse descendance. Grâce à l’amour et à la générosité de leur fils Jacques et de sa première épouse, Geneviève Racine, nous sommes là aujourd’hui. En effet, les descendants Beloin, Blouin et Belouin ayant Jean Beloin et Céleste Fillion comme ancêtres, les premiers arrivés dans le hameau d’East-Hereford en 1863, doivent la vie à Geneviève et Jacques.

Ce n’est pas d’aujourd’hui que les Beloin aiment explorer du pays. On a de qui tenir! Parlons de notre ancêtre Jean, le premier à venir fouler le sol des Cantons de l’Est. Jean fait partie de la 6e génération des Beloin en sol d’Amérique. En quelques mots, présentons ce grand voyageur.

Né à Sainte-Anne-de-Beaupré, il y grandit avec ses quatre frères et sa soeur. Sa mère, Josephe Gagnon, deuxième épouse de Pierre-Paul Beloin, lui donne naissance le 7 septembre 1808. Quand on grandit sur la côte de Beaupré, l’air du fleuve gonfle nos poumons et notre horizon ne connaît aucune limite. Ayant eu vent que de nouvelles terres s’ouvrent dans la région de Napierville, il s’y achète un lot à l’automne 1833. A 25 ans, en compagnie de son frère Jérôme, on commence à défricher, à essoucher, à semer et à bâtir une première maison. Depuis quelques temps, il n’a d’yeux que pour la belle Céleste Fillion, une voisine. Et le 8 novembre 1836, nos tourtereaux se lancent dans la grande aventure de l’amour. Toute la famille Fillion célèbre cette union, particulièrement Jean-Baptiste Fillion et Angélique Paré, qui voient en leur gendre un grand travaillant désireux de bien subvenir aux besoins des siens.

Céleste seconde son cher époux et lui donne 13 beaux enfants. De ce nombre, 10 atteindront l’âge adulte et migreront avec la famille en Estrie, dans le canton de Hereford. En 1862, notre aïeule donne naissance à son 13e, Étienne, qui décède à 13 jours. Mais son fils aîné, 24 ans, désire s’établir. Trouver une terre pour chacun des 10 enfants, 9 garçons et une fille, quel casse-tête! Mais Jean a trouvé une solution qui pourrait probablement convenir à toute la famille car son petit lopin de terre de 71 acres ne peut être subdivisé. A 54 ans, il prend une décision mûrement réfléchie mais combien importante : il achète de nouvelles terres dans le territoire du East-Hereford actuel et, à nous les défis!

Tous les enfants s’y établissent, certains temporairement, d’autres s’y ancrent pour des générations. Donnons-nous une idée de sa progéniture en présentant chacun des membres de la famille :

  1. Jean-Baptiste, né le 11 juin 1838, il épouse Lucie Provencher dit Belleville le 8 octobre 1877. Ce couple ne laissera aucune postérité.
  2. Hilaire, né le 20 octobre 1839, il épouse Florence Gamache le 7 septembre 1863. Immédiatement, ils s’en viennent sur leur terre du rang 11 à Saint-Venant-de-Paquette. Parents de 10 enfants, ils vont s’établir à New Britain au Connecticut en Familles pionnières 2 1881. Hilaire y décède le 15 mars 1885 et leurs descendants semblent tous habiter aux États-Unis depuis.
  3. Narcisse, né le 5 septembre 1841, il épouse Ernestine Dupuis, âgée de 14 ans, le 30 juin 1868. Elle lui donne 5 enfants dont mon grand-père Joseph. Sa deuxième épouse, Marie Boudreau, lui donnera 3 autres enfants. Il décède le 16 novembre 1928 et repose au cimetière de East-Hereford en compagnie de Marie Boudreau.
  4. Pierre, né le 27 décembre 1843, il épouse Julie Roch le 11 septembre 1883. Trois enfants naissent de cette union sur leur ferme de Stanhope au Québec.
  5. Augustin, né le 2 novembre 1845, il épouse Adeline Lagarde dit St-Jean. Nous savons qu’ils ont élevé au moins 6 enfants et se sont établis à Sainte-Scholastique.
  6. Antoine, né le 13 septembre 1847, célibataire. Il cultive une ferme sur le rang Beloin et décède accidentellement le 12 février 1886.
  7. Dolphis, né le 24 octobre 1848, il épouse Philomène Fortin le 8 janvier 1877. Immédiatement après la naissance de Alfred le 13 avril 1878, la famille déménage aux États-Unis. Elle s’établira finalement à Bridgeport au Massachusetts. Nous pensons que 10 enfants sont nés de cette union.
  8. Louis, né le 29 septembre 1850, il épouse Marie Délima Fortin le 8 janvier 1877. 5 enfants naissent de cette union. Sa deuxième épouse, Sophie Demers, lui donne 12 enfants. De l’ensemble des naissances des deux lits, 12 atteignent l’âge adulte. Louis décède prématurément le 21 mai 1901 à Saint-Venant-de-Paquette. Nous retrouvons une grande partie de sa descendance en Nouvelle-Angleterre.
  9. Napoléon, né le 18 décembre 1852, il épouse Joséphine Boivin le 4 juin 1883. Huit enfants naissent de cette union. Après un séjour aux États-Unis, Napoléon et Joséphine s’installent à Delmas en Saskatchewan.
  10. Moyse, né le 5 janvier 1855, il décède le 14 décembre 1856 à Saint-Cyprien.
  11. Élise, née le 29 mars 1857, elle épouse Jean-Baptiste Arpin le 26 avril 1880. Elle décède le 2 avril 1881, après avoir donné naissance à un enfant mort-né.
  12. Sophronie, née le 13 juillet 1859, elle décède le 26 septembre 1859 à Saint-Cyprien.
  13. Joseph-Étienne, né le 22 août 1862, il décède le 5 septembre 1862 à Saint-Cyprien.

Plusieurs descendants de Narcisse habitent toujours ce merveilleux hameau perdu dans les Appalaches. Vous voulez les connaître, situer leurs terres, c’est facile : East-Hereford, petit village frontalier, est majoritairement peuplé de descendants de Narcisse Beloin. Bienvenue dans ce merveilleux hameau perdu dans les Appalaches car même si Jean n’a vécu que cinq ans dans son nouveau patelin, les arrière-petits-enfants sauront vous en raconter plus d’une, croyez-moi!

Nous vous présentons maintenant leur charte familiale. Vous en apprendrez ainsi sur leur famille, l’endroit de leur naissance, de leur mariage et de leur décès. Par la suite, c’est une présentation de la famille de Narcisse Beloin, l’ancêtre de la majorité des Beloin établis en Estrie et dans la Nouvelle-Angleterre.

Charte familiale de Céleste Fillion & Jean Beloin (Belouin) - 6e

Céleste Filion

Père: Jean-Baptiste Filion; mère: Angélique Paré, décédée le1864-04-26
Naissance : 1816-05-03 à Lacadie ;
Mariage : 1836-11-08 à Saint-Cyprien de Napierville ;
Décès : 1885-03-01 et inhumée le 1885-03-03 à Paquetteville.

Jean Beloin

Père : Pierre-Paul Beloin (Belouin) ; mère : Marie-Josephe Gagnon ;
Naissance : 1808-09-07 à Sainte-Anne-du-Nord (de Beaupré);
Mariage : 1836-11-08 à Saint-Cyprien de Napierville ;
Décès : jeudi, 1868-10-29 et inhumé le 1868-10-31 à Paquetteville.

Jean et CŽleste arrivent dans nos cantons

À la rencontre de Narcisse Beloin - (1841-1928)

(Narcisse Beloin fait partie de la 7e génération de la lignée de Jacques Belouin et Geneviève Racine en terre d’Amérique. Et c’est mon arrière-grand-père).

Le 5 septembre 1841, Céleste Fillion donne naissance à son troisième enfant. Quel beau garçon, s’exclame Jean! Les deux parents ne peuvent réaliser que ce petit être sera le plus important maillon des Beloin du canton de Hereford. Après ses études à l’école de rang de Napierville, Narcisse seconde son père à la ferme. Ses frères aînés, Jean-Baptiste et Hilaire, l’étonnent déjà par leur savoir et leur habileté. Mais il y a aussi Pierre, Augustin, Antoine, Dolphis, Louis, Napoléon et Élise, la fille tant désirée.

Quand son père vient explorer le canton de Hereford en 1861, Narcisse fait-il partie du groupe? La famille arrive en avril 1863 sur la nouvelle terre acquise, soit les lots 10a et 11a (partie) du rang VI. Peu de temps après, l’aïeul acquiert le lot 10a du rang VIII et commence l’amélioration dudit lot. Avec l’aide de ses frères, il réussit à rendre fertiles quelques acres, à améliorer la maison et il songe à fonder un foyer.

Ses yeux se portent sur la belle Ernestine Dupuis, fille de Joseph Dupuis et Cyrille Allard, à peine âgée de 14 ans. Il connaît déjà ses deux frères, Maurice et Pierre, établis sur les lots 11 et 12 du rang VIII. Après quelques bonnes marches de 6,5 milles, Narcisse se « dégêne » et fait la grande demande. Le mardi 30 juin 1868, à la mission de Barford, de la paroisse de Saint-Edmond, est célébré le mariage de nos ancêtres. Et Narcisse s’ancre les pieds sur le lot 10, à la rencontre des rangs adjacents VIII et IX et du chemin Eaton.

Les fruits de leur amour viennent agrémenter de leurs rires, leurs cris, leurs jeux, les journées bien remplies. À 16 ans, Ernestine comble les désirs les plus chers de son cher mari, un fils naît. Bonjour Trefflé. Elle donne naissance, par la suite, à quatre autres beaux enfants :

  1. Trefflé, né le 6 mai 1869, il épouse Éléonore Racicot le 12 mai 1896 à la mission de Norton Mills au Vermont. Douze enfants naissent de cette union. Il décède le 31 août 1945 et est inhumé à Saint-Herménégilde.
  2. Carmélite, née le 28 décembre 1870, elle épouse Philippe Boivin le 13 juin 1887. Après avoir donné naissance à deux enfants décédés dans leur première année de vie, elle décède le 20 juin 1891 à Saint-Venant-de-Hereford.
  3. Narcisse F., né le 17 novembre 1872, il épouse Éma Pariseau le 8 août 1894. Douze enfants. Il décède le 16 décembre 1947 et est inhumé à East-Hereford.
  4. David, né le 22 octobre 1874, il épouse Amanda Lefebvre le 22 septembre 1901. De cette union naissent neuf enfants. Il décède le 11 février 1963 et est inhumé à East-Hereford.
  5. Joseph, né le 3 novembre 1876, il épouse Orise Bédard le 6 juin 1904. Des 12 enfants, 10 atteindront l’âge adulte. Mon grand-père décède le 24 septembre 1956 et est inhumé à East-Hereford.

Ernestine Dupuis n’aura vécu que le temps d’une rose car elle est inhumée à Paquetteville le 2 septembre 1878. De si jeunes enfants sans mère, il faut du support familial. Quant à mon grand-père, il bénéficie des bons soins de sa mère Céleste Fillion et de ses oncles Pierre et Napoléon.

Grâce à une deuxième union, trois autres enfants viendront s’ajouter à la famille de Narcisse. C’est Marie Boudreau qui lui offre ces trésors :

  1. Alfred, né le 20 novembre 1884, il épouse Émilia Noël le 10 juin 1907. Elle décède prématurément en janvier 1914 après lui avoir donné 4 enfants. Il épouse Théolinde Noël en secondes noces le 8 décembre 1914. Des six enfants, quatre fondent famille et continuent la lignée.
  2. Emmanuel, né le 27 novembre 1886, il épouse Rosa Adam le 3 octobre 1911. Quatorze enfants égaient la maison. Il décède le 25 avril 1964 et est inhumé à East-Hereford.
  3. Anna, née le 29 juillet 1888, elle épouse John Bickford. Elle décède le 7 janvier 1960 à Manchester, New-Hampshire. Aucune postérité.

En épousant Marie, veuve de Moïse Ducharme, Narcisse héberge aussi les quatre enfants nés de cette première union, soit Samuel, Narcisse, Joseph et Marie Ducharme.

En 1928, lorsqu’il quitte ce monde, l’ancêtre garde confiance en l’avenir car depuis 1910, son fils Emmanuel exploite la ferme tout en se permettant d’autres acquisitions. De plus, ce fils prolifique nourrit déjà 10 rejetons et l’usine n’est pas encore fermée.

L’esprit de Narcisse, d’Ernestine et de Marie veille toujours sur tous les descendants dispersés aux quatre coins de l’Amérique. Pour en savoir plus sur la suite du monde, venez nous rencontrer. Nous aimons fraterniser autour d’une bonne table… aurions-nous un peu d’hérédité « familiale »?

René Beloin, no 412
René (10e) à Josaphat (9e), à Joseph (8e), à Narcisse (7e), à Jean (6e), à Pierre-Paul (5e), à Joseph-Marie (4e), à Augustin (3e), à Jacques (2e), à Emeri (1re).